Le(s) savoir(s): partage et formes

Voici quelques réflexions constituant l’axe de notre travail, le soubassement de notre démarche.
1. Il y a beaucoup de savoirs.
2. Nous appelons savoir occidental celui qui se développe selon les canons de l’ « episteme » [« Decolonizing knowledge », F.Appfel-Marglin et S.A. Marglin ,Clarendon Presse Oxford,1996.] en opposition à la « techne ». Le premier s’appuie sur la faille cartésienne qui sépare l’esprit de la paire corps/environnement.
Le second est plus « compréhensif » au sens anglo-saxon car il associe corps, esprit, cœur, sentiment/esprit de la nature, sentiment d’un « être ensemble »,…la techne n’ a pas de nationalité, elle est de toutes les cultures.
3. Le savoir occidental malgré ses performances (créations, innovations,…), malgré sa position dominante au niveau global, s’est accompagné de beaucoup d’effets négatifs ( sur l’environnement surtout) ; il ne répond pas à de nombreux problèmes notamment éthiques ; il est rejeté comme instance ultime par de nombreuses cultures africaines, asiatiques,sud-américaines,…
4. Cependant, notre approche sera double et non manichéenne. Nous rechercherons les synergies entre savoirs occidentaux (episteme) et savoirs autres (techne). Cette position, nous le reconnaissons, reste une position de surplomb. Que nous le voulions ou non, c’est gravé dans notre atavisme. Notre gerbe occidentale pour reprendre une image bien connue se présenterait comme la référence, celle à laquelle les autres gerbes se comparent, s’appuient.
5. Notre vœu est que des regards très divers (africains, sud-américains, asiatiques mais aussi occidentaux, sans exclusive),…se posent, s’opposent, se superposent aux nôtres.
6. La question : complémentarité/interaction/dialogue ou coexistence séparée des deux approches, chacune se développant selon sa culture/sa vision propre ?

Nous articulerons notre démarche sur deux axes :
le dialogue et le partage de savoirs (télécharger un petit développement)
les différentes formes du savoir